Le Centre d’Études Européen sur les mouvements migratoires, avec le financement du vice-cabinet des Affaires sociales et de l’emploi du Gouvernement des Îles Canaries et du producteur « Pantalla Canaria, S.L. », a réalisé ce documentaire sur l’immigration africaine aux Îles Canaries, du point de vue des personnes africaines qui s’embarquent dans l’aventure de partir vers l’Europe dès le point le plus proche et accessible depuis son lieu d’origine : les Îles Canaries.
Postérieurement, grâce au soutien économique du cabinet de la Coopération institutionnelle et de la Solidarité internationale du Conseil régional de Gran Canaria, et à la participation du producteur audiovisuel Careli Records, S.L., les sous-titres de « Cayuco » ont été traduits vers plusieurs langues (l’anglais, le français, l’italien, l’arabe et le catalan), dans le but de le diffuser également en Afrique occidentale, les pays de l’Union européenne et la Communauté autonome de Catalogne.
L’objectif de « Cayuco » est centré sur la volonté d’informer, faire prendre conscience et sensibiliser le public africain et le public européen, les proches d’immigrants et les immigrants potentiels sur les réalités que connaissent les personnes qui entrent dans l’archipel des Îles Canaries de manière illégale. Le réalisateur a également cherché à montrer un contraste entre les espoirs avant la sortie du pays d’origine (des immigrants et de leurs proches) et les réalités auxquelles ils doivent faire face lorsqu’ils arrivent à destination.
C’est un documentaire cinématographique qui raconte la vérité dans leurs images et leurs voix, celles des propres acteurs de l’histoire – les immigrants africains aux Îles Canaries – et celles de leurs familles dans le lieu d’origine, leurs maisons, dans le paysage de l’émigration : l’Afrique.
La projection du documentaire a permis la création de forums et une meilleure compréhension du phénomène migratoire procédant de l’Afrique, grâce au renforcement du dialogue entre les acteurs sociaux et académiques qui sont en contact avec l’immigration et les populations autochtones et immigrées. Par conséquent, cela contribue à encourager la solidarité et faire face aux relations d’inégalité.
La diffusion de CAYUCO dans des pays émetteurs d’émigration et les pays de destination de ces mouvements migratoires au sein de l’Union européenne vise à élargir le champ d’action de son message.
Une fois que le documentaire avait atteint une vaste diffusion dans quelques Communautés Autonomes (notamment les Canaries, l’Andalousie, Valencia et Extremadura), il fut urgent de le diffuser aussi en Catalogne, où la population étrangère est particulièrement importante (avec 1.103.790 étrangers recensés au début de l’an 2008). Il est également important de le diffuser dans d’autres pays de l’Union européenne touchés par l’arrivée de l’immigration africaine –l’Italie, en particulier-, et dans les régions occidentales de l’Afrique d’où partent beaucoup de ces mouvements migratoires.
En ce qui concerne l’Italie, il semble superflu d’avertir qu’il existe une inquiétude sérieuse des ONG’s impliquées dans le domaine de l’immigration par l’attitude xénophobe qui est fixée dans plusieurs secteurs de la société, poussée par l’orientation de quelques mesures récemment adoptées du gouvernement.